• Frontières

    Livre d'artiste, Haïku, 2017, 7 exemplaires, créé aux ateliers d'Annie Mahé-Gibert pour le festival Voix Vives, Sète.

     

    Frontières poreuses, 2017,  livres d’artistes créés aux ateliers

    du festival Voix Vives, Chapelle du quartier haut, Sète

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  • Soleil nu

    poèmes de Hélène Tallon-Varénian et peinture de Géry Lamarre.

    coll. "La feuille est un organe aérien", 2018, La voix du poème, Pézenas

     

     

     

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  • Au nom des pères

    Projet L3V par la Mt-galerie

    3 livres Leporello ( 3 volets recto verso sur papier vélin Gerstaecker 200 gr.). Peintures de Géry Lamarre et poème de Colette Daviles-Estinès.

    Au nom des pères

    Au nom des pères

    Au nom des pères

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  •    I 

     

    J’ai écouté la nuit

    fatigué par le brouhaha du monde

    la maison chuchote sa pénombre

    un plein de vie discrète

     

    II

     

    La nuit est la réponse guerrière au jour

     

    III

     

    Nuits à peine audibles

    murmure d’une rivière souterraine

     

    IV

     

    La nuit se déchire comme un vieux rideau

    et dévoile le territoire immense de nos rêves

     

    V

     

    L’aile de la nuit

    oscille contre ma peau

    s’envole sans bruit

     

    VI

     

    Ma nuit t’attend de pied ferme

    Alors que mon inquiétude est statue de sel

     

    VII

     

    La nuit est plus bavarde que le jour

    c’est seulement qu’elle murmure

     

    VIII

     

    Je vague

    sur les rivages de la nuit

    flottant sur la baille de mes songes

     

    Intervalle entre deux mondes

    moment d’une délicate intensité

    le temps devient océan intérieur

     

    Espace inconsistant dense pourtant

    sans repères

    sans limite

    et sans bruit

    autres que ceux de l’ailleurs

     

    Bruissements

    embrouilles et murmures

    là près loin

    à l’orée d’un outre-monde

     

    IX

     

    FAUVE NUIT

     

    Tapi

    dans l’ombre

    des clameurs du jour qui se retire

    je guette la nuit

     

    Animal à l’affût

    je ressens sa présence

    son aura sauvage

    sans défense nuit s’avance

     

    M’apprête à fondre

    m’enfoncer dans sa jungle

    m’enfoncer dans l’odorant

    de ses territoires

     

    Elle est forêt de nuages

    aux lambeaux de brumes

    estompant lichens orchidées

    fougères épiphytes

     

    Je la tire par les chairs

    fourmis de feu des désirs nocturnes

    qui dressent les cartographies

    de sentes quasi surnaturelles

     

    Elle résiste

    se débat avec mes lianes-pensées

    se tord finit par s’abandonner terrassée

    et dévoiler les étendues de son voyage

     

     

     

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  •  

     

    FORÊT XXV

    Forêt d’hiver

     

     

     

    En son sein la forêt retient la mémoire des siècles

    colosses et brindilles déchus

    fétus d’os par le lichen du temps recouverts

     

    Tant d’orages aux eaux sombres ont éteint

    les éclats pourpres de la terre

    et pourtant de ce tapis percent

    sans cesse

    de fragiles germes

    laissés en héritage

     

     

     

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  •  

    ARCHIPELS

     

     

    Archipel [ar-chi-pèl] s. m.

    Espace spécifique entre des éléments isolés entretenant des liens importants et primordiaux.

    Ainsi un espace géographique n'est pas nécessairement continu: les liens entretenus par ces îles en réseau  « par-dessus » l'espace marin qui les sépare, constituent un espace discontinu se caractérisant par sa cohésion.

     

    1.

     

    Nous voyageons

    dans les grandes îles

    des solitudes

    des je aux autres reliés

    en escales d’instants

     

    Nos esquifs

    sur cet océan des ans

    s’adonnent ou se refusent

    selon la gigue des vents

     

    Accords flottants

    esquisses ou esquives

    capricieux pas de deux

    sur des reflets d'étoiles

     

     

    2.

     

    Îles

    perles

    essentielle chacune

    sur la parure de l'existence

     

     

    Solitudes étincelées

    de rencontres

    passages flux et reflux

    tissés de volcanique

     

     

    3.

     

    Nous

    iles elle je

    ainsi voyageons

    voués

    aux murmures des hauts fonds

     

    et leurs imprévisibles présages

     

     

     

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  •  

    Tu entres en forêt

    avant toute chose

    par l’odeur des végétaux

    qui très lentement imperturbablement

    inhument leur présent en fumure

     

     

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  •  

    En ces bois

    à chaque pas le paysage j’ai inventé

     

    et à chaque pas de côté m’a réinventé le paysage

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  •  

    Forêt XVIII

     

     

    Montagne du Musan

    tsunami minéral

    dans le temps figé

    en suspend de submerger la forêt 

     

     

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  •  

    I

      

    De ne sais quels

    replis de la nuit

    soudain

    les mots sourdent

    eau qui perle

    aux lisières du néant

    tension fébrile seconde d’éternité

    suspendue aux sables de l’oubli

      

    II

     

    Au début

    gouttes de mots

    quelques

    gorgées telles rouges baies

    et la sérénade de leurs chairs

    félicité

     

    Puis peu à peu source s’évasant

    chaque expiration devient

    torrent    rivière    fleuve

    laisse jusqu’aux hautes mers intérieures

    inspiration

     

    Suivre le cours de l’instant

    ignorant et confiant

    à la fois

    me laisser porter sur les remous de ces mots

    flotter sur les flux de leur inattendu

    me menant hors des pays de brumes

     

    III

     

    Me ressens passeur plus vaste que moi

    vasque du chant des hommes et des lieux

    mémoire des bois et des gouffres

    rivages de joies sédiments de larmes parfois

     

    Quelle saveur ce cours imprègne aux jours

    si ce n’est l’intense?

    parcourant les méandres

    c’est moi-même que je parcoure

    éclaboosté de flux mystérieux

    dont je ne comprends pas toujours la source

    mais qui me ressourcent

     

    IV

     

    Dépôts limons aux rivages de l’être

    sèves  nourries des forces minérales

    en nos nappes souterraines puisées

     

    L’eau des mots s’écoule et coule

    scintillantes perles écloses dans

    le carbone de la nuit

    l’ouvrage des jours

    en peaufinera l’éclat de leur feu

     

    De cet au-delà du dedans

    jaillit l’eau de ces mots

    sans cesse bruit rose chantonnant

    semence de nos expériences

     

     

    V

     

    Ainsi soudain perlent mes mots

    au cœur de je ne sais quels replis

    travaillent en profondeur

    l’eau de mon être

     

     

     

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