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    Je danse

    me nourrissant

    du flow de la Terre

     

    Langages

    dénudés

    pieds  oreilles cœur

    faisant parler le tambour

    sa peau tendue de poussière

    disent le flux de la vie

     

    Mon corps 

    groove en cadence

    chaque pas tel un battement

    cherche à s’accorder à son pouls

    à notre mystère

     

    Je transe

    naissant rythmes originaires

    invoquant un ailleurs du temps

    suspendu au feu de la danse

     

     

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                             DÉCOUPE DANS LE RIDEAU DE NUIT

     Pointe de Vénus, Papeete

     

     

    Derrière le rideau des cieux

    tendu lissé de tout pli

    le soleil doucement disparaît

     

    C’est l’heure bleue

    où le contour du Mont Orohena

    se découpe en horde d’ombres

     

    En dégradé de nuit

    s’animent des silhouettes

    nimbées par l’oraison de la lune 

     

     

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    LES ÂMES VOLUTUEUSES

    Temple de Longshan, Taïpeï

     

    Quartier de Wanhua

    temple du Long

    messager de l’or temps

    renaissant de ses cendres

     

    Dessins de riz

    offrandes de fleurs et de fruits

    parsèment halls et salles

     

    Mille requêtes

    spirales suspendues

    luminaires d’oliban

    et bosquets d’encens

    de temporaires présents

     

    Leurs volutes

    des dragons s’élevant dansant

    légers sur les boiseries ciselées

    vers le rouge soleil des prières                    

     

    Ici dans la tolérance

    se côtoient les dieux

    des trois écoles d’orient

    Matzu douce et tempêtueuse

    Guanyin la blanche aux mille yeux

    Guan Yu le boddhisattva guerrier

     

    Dans cet interstice inondé

    d’une multitude reliée en présence

    je me sens dans un monde autre

    à l’intérieur d’un autre monde

     

     

     

     

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     Fraîcheur du silence

                             Al Mu’allaqah, Le Caire

     

    Un soleil assourdissant   

    pressure la forteresse des chandelles

    à faire rugir de douleur la poussière

     

    Au hasard d’une ruelle vibrante

    surgissent quelques marches

    dévoilant  une porte patinée de vies  

     

    Soudain 

     

    Me retrouve ébloui

    par la fraîche douceur de l’obscurité

     

    La pénombre est sertie

                                                        d’éclisses de lumière qui murmurent

    aux cloisons d’ébène et d’ivoires

     

    Al Mu’allaqah la copte

    silence et fraicheur

    dans les clameurs du Caire

     

     

     

     

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    Fissure de silence

    dans le tictac de l’univers

    mouvement suspendu du temps

    suspendu à sa sensualité

                    

    Nos paradis infimes

    ont la saveur des heures inouïes

    apesanteur surprenante

    d’une rencontre

    d’un poème

    vertige de paysages  

    couleurs lumières senteurs

     

    Ces paradis infimes

    attisent la présence des sens

    et les dépoussièrent

     

     

     

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