• Élargir nos paysages

     

    Façonnés à croire

    à croire le monde ce qu’il parait

    Or le monde

    parure de notre regard

    notre regard

    croître le monde bien plus vaste

     

    Recueille

    les larmes de renaissance

    chaque brin d’herbe

    perlant chaque aube de ce monde

     

    Bouscule

    certaines pensées

    aère-les

    poussière de colère

    poussière dépassée

    polis-les qu’elles brillent

    aux premiers jours de leur gemme

     

    Soulève ces pierres

    Belles elles dissimulent pourtant

    le terreau de ton cœur

    qu’il devienne enfin territoire

    ciélé de mille lucioles folles de joie

     

    Transforme feuillages

    vents et rivages

    en compagnons fidèles

    qui chantent et élèvent ta présence

    quitte à l’ombrager parfois

    comme le ferait tout ami

     

    Vois

    les grains de temps

    qui partout se déposent

    poussière

    comme secondes

    minutes passées

    posées nourrissant le tapis

    des fleurs du présent

      

    Le monde

    et les hommes passants

    sont moirés de contredits

    beauté sauvagerie

    grandeurs et rétrécits

    sont faits inhérents à la vie

     

    Nous seuls

    individus

    pouvons offrir aux rencontres

    qui nous tissent

    l’or de notre regard en partage

     

     

    Partager via Gmail Blogmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :