•  

      

    Toujours est là la route devançant l’invisible

    tendue comme un projet

    un fil que l’on se fait 

    que l’on tire ou retire

    de l’écheveau du né

    ant

     

    Toujours la route est là de croix nos pas semés

    choix qui nous appartiennent

    nous accompagnent

    petits cailloux nos deuils  

    en stèle aux carrefours

     

    Au cœur des croisements

    rues avenues fourches sentes et dédales

    parmi tous nos seuils constellés d’i

    nexploré

    dis

    lequel nous amènera là où on joie ?

     

    Suspendue en ces lieux nous faisant rois errants

    la poésie enflamme la

    douce et rugueuse énigme que sont nos vies

     

    Sensualité

    cet entre-deux

    mouvement

     

     

     

     

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  •  

    Façonnés à croire

    à croire le monde ce qu’il parait

    Or le monde

    parure de notre regard

    notre regard

    croître le monde bien plus vaste

     

    Recueille

    les larmes de renaissance

    chaque brin d’herbe

    perlant chaque aube de ce monde

     

    Bouscule

    certaines pensées

    aère-les

    poussière de colère

    poussière dépassée

    polis-les qu’elles brillent

    aux premiers jours de leur gemme

     

    Soulève ces pierres

    Belles elles dissimulent pourtant

    le terreau de ton cœur

    qu’il devienne enfin territoire

    ciélé de mille lucioles folles de joie

     

    Transforme feuillages

    vents et rivages

    en compagnons fidèles

    qui chantent et élèvent ta présence

    quitte à l’ombrager parfois

    comme le ferait tout ami

     

    Vois

    les grains de temps

    qui partout se déposent

    poussière

    comme secondes

    minutes passées

    posées nourrissant le tapis

    des fleurs du présent

      

    Le monde

    et les hommes passants

    sont moirés de contredits

    beauté sauvagerie

    grandeurs et rétrécits

    sont faits inhérents à la vie

     

    Nous seuls

    individus

    pouvons offrir aux rencontres

    qui nous tissent

    l’or de notre regard en partage

     

     

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  •  

     

    Verger de notre vie  

    enclos de terre              

    jardiné à fleurs de nuages

     

    Paysage

    tissé

    à d’autres paysages

                                  

     

    En fauchant

    les broussailles   

    fâcheuses

    de notre héritage

    parviendrons-nous       

    à le maintenir                 

    enchanté?

     

    Cette terre jalonnée

    de fruits sucrés

    comme des rencontres

     

    Sucrés parfois

    parfois surets

     

    Mais tous

     

    Matière d’humus

    nourrissant

    notre sol

    d’une richesse essentielle

     

     

    Nos cieux lumineux    

    et ceux d’orages                                           

    sont semences plantées 

            

    Peut-être promesses 

                 

    Mais avant tout

    moisson

    moisson immédiate de beauté             

     

     

    Un labeur  

    de toute heure      

    sarcler sans relâche 

    le sens des rires et des malheurs

     

    Extirper l’épine de stupeur

    dans le cœur du temps

     

     

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  •  

     

    Vastes paysages

    étendues infinies

    aux banderoles de brume

    dans la lande

    ses horizons délavés 

     

     

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  •  

    Liminaire

    Oujda, Maroc

     

     

    Un violent soudain a suffoqué mon rêve ce matin

    je me réveille la gorge enserrée devancée par ce que

    je sais être plus qu’un mauvais songe

     

    Une bouffée d’appréhension a mis mon cœur

    en rêves détachés dans ce matin blanc ensablé

    errance confuse Oujda s’éveille pourtant à l’identique

     

    Errance dans la maison suspendue confusion   

    dans cette matière à chaux zébrée des rayons du soleil,

    les minutes s’enrayent chaque pensée semble hésiter

     

    Un fil conducteur relie l’invisible à l’insupportable

    qui en devient presque palpable lancinante déchirure      

    lentement démontée mise en suspens dans la texture du temps

     

    Un violent soudain lacère cette aube figée 

    le fixe gifle le silence !    Laisse-le!     Ne décroche pas ! 

    ne donne  pas … pas … pas   corps aux mauvais songes !   

     

    Je ressens l’autre extrémité du téléphone ma mère

    son désemparé les kilomètres de larmes ce relié qui prolonge

    le fil des mots pendus au fil de mon père suspendu

     

    *  *  *

        1.

     

    Quel destin ciseler ensuite ? Une vie remake des

    pas de toi jusqu’à ce qu’ils en deviennent poussière 

     

    Essayer de repriser ces jours éperdus de fragile  

    et tes habits d’argile en sonder les points de rupture

     

     Ce costume en prendre la charge et la désamorcer

    maintenant père ne surtout jamais en faire un héritage

     

       *  *  *

           2.

     

    Depuis l’horizon qui a été espace de ton absence     

    esquisse ta présence comme une peau de gardien d’ange

     

    Et les grands jours à promener notre parole côte à côte

    cet inconnu dérobé est devenu source de ma voix errante

     

    *  *  *

                3.

     

    Une épreuve labyrinthe s’embrasant

    au chant obstiné des torrents

     

     Habiter cette ivresse

    veiller à l’intensité de vivre

     

    Et à l’autre extrémité des fils

    un legs rebooté

     

     

     

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  •   

    Écrire 

    c’est vibrer

    à la bonne tension 

    sur le faufil des mots 

     

    Assembler

    en une dimension nouvelle

    la laize

    de leur chant                                                                            

     

    Surfiler

    les lisières

    de nos insurrections

    et étoffer notre émerveillé

     

    En quelque sorte

    des points de reprises de soi     

    dans le tissu du monde

    cet éloigné familier

         

    Écrire   

    ajuster

    les emmanchures

    du voilage de notre altérité

     

     

     

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  •  

     

    J’écris

    dans les interstices du temps

    dans les précipices du feu

    d’un monde beaucoup trop bruyant

     

     

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  • VERSETS POUR ROKIA

                                           à la divafricaine

     

    Musique du frémissement

    soie révélant le doux de la flamme balsamique

     

    Les accords effleurés sur la kora

    sont échos du psalmodié sucré de tes mots

    vibrations profondes de fleurs de lumière

    honneur des ancêtres éclosant de la terre

     

     

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  •  

    Je voyage en viager

    de mes passions

     

    Dehors

    une pluie de nuit profonde     

    exaltée               

    sonde

    les lignes de force       

    d’une telle déambulation

     

     

     

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  •     IL Y A

     

     

    Il y a          

    des croisées

    choix qui se déploient         

    comme

    la corolle d’une fleur

    qui sort de son hiver

    pour renaitre à ce monde     

    en avenir ouvert

      

                                                         Il y a          

    de subtils rouages     

    hasards qui n’en sont pas  

     

    Un caillou

    sous le pied                                              

    déplaisante plaie

    paraissant nous égarer               

    mais qui  nous amène

    en fait à nous inventer

     

    Un voyage

    au cœur de nos forêts

                   jusqu’à nos breuils anciens

                   pour en agrandir les limites

    vers une orée nouvelle

     

    Des rencontres

    belles comme perles d’évidences   

    veillant sur notre chemin

    au renouveau de l’eau de notre être

     

    Gemmes

    dont chaque facette       

    nous réveille au bienveillant

        

                Mais aussi    

    l’intense de notre noumène       

    qui nous conte notre présence  

    illumine chaque minute

    comme présent

    alors que nous étions          

    éloignés de nous-même

     

    Il y a

    toi      

    la Vie  

     

     

     

     

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